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L’Importance de la mobilité, au Nord comme au Sud

On compte plus d’un milliard et demi de bicyclettes circulant sur la planète, ce qui fait du vélo le moyen de transport le plus utilisé au monde.1 En comparaison, on estime à environ 880 millions le nombre de voitures dans le monde.2

À travers le monde, on trouve différentes manières de se déplacer. Que ce soit à pied, en vélo, à dos d’âne, en planche à roulettes, par le service de transport en commun, en mobylette, en voiture, etc. Depuis les années 2000, dans les banlieues chics du Brésil, il y a même un nombre croissant de gens riches qui utilisent des hélicoptères privés pour éviter le trafic.3

En 1850, un individu parcourait en moyenne 1 500 kilomètres par an, principalement à pied. En 2010, la moyenne mondiale est de 4 500 kilomètres par an, dont près de la moitié en voiture.4

Il y a toutes sortes de raisons pour se déplacer : aller à l’épicerie ou au jardin communautaire, rendre visite à nos parents et amis ou tout simplement nous rendre au travail ou à l’école.

Le choix d’un moyen de transport

Le choix du moyen de transport utilisé est influencé par :

  • nos moyens financiers
  • les distances à parcourir
  • le climat
  • l’espace géographique
  • nos préférences environnementales et personnelles

Les conséquences de nos choix

L’utilisation et la valorisation de certains moyens de transport plutôt que d’autres impliquent diverses conséquences en termes de :

  • coûts
  • temps
  • pollution
  • sécurité
  • santé

Pour les déplacements en milieu urbain de huit kilomètres et moins, la bicyclette et les transports en commun avec voie réservée sont plus performants que la voiture, aussi bien en termes de temps que de rapidité. En fait, se déplacer à vélo utilise la technologie de conversion d’énergie la plus efficace. Même la marche demande plus d’énergie que le vélo.

Quand le vélo est plus rapide que l’auto

Le moyen de transport utilisé relativise ce qui peut nous sembler éloigné ou non. Par exemple, pour parcourir les 10 kilomètres qui nous séparent de notre école, il faudra prévoir deux heures de marche, alors que le vélo nous permettra de franchir une distance semblable en la moitié moins de temps et la voiture en quelques minutes seulement, s’il n’y a pas trop de circulation ou d’embouteillages.

2 secondes, un film de Manon Briand.2 secondes, un film de Manon Briand.

Différentes compagnies de livraison ont bien compris qu’en milieu urbain, le vélo a une longueur d’avance. La grande société de courrier express DHL transporterait 50 % de son courrier à vélo dans une ville comme New York.5 Qu’on se rappelle aussi les scènes du film 2 secondes, sorti en 1998 et réalisé par la Québécoise Manon Briand, où on voit une coursière à vélo rouler à toute vitesse dans les rues de Montréal.

Dans les années 1980, la grande boulangerie Ponque Ramosa, située à Bogota en Colombie a remplacé la plupart de ses camions de livraison par 900 triporteurs. Avec plus de 60 000 points de vente à Bogota à fournir, la livraison quotidienne était un cauchemar. Les camions de livraison étaient trop gros pour se stationner près des boutiques et, comme la plupart des livraisons étaient pour de petites quantités, les camions étaient rarement utilisés à leur pleine capacité. La conversion aux triporteurs a permis à cette compagnie de développer un mode de livraison plus adapté, plus efficace et en harmonie avec l’environnement.6

Malgré les nombreux avantages de la bicyclette, son utilisation demeure plutôt faible : en 2005, on estime que 1,6 % des déplacements à Montréal se faisaient à vélo, alors que la proportion de déplacements à vélo atteignait 4 % à Bogota. Pour la même année, ce sont les Pays-Bas et le Danemark qui se retrouvent en tête de liste avec des taux de déplacements à vélo dans les 20 %.7 En 2011, au Québec, on estime que près de 54 % de la population pratique le vélo. C’est près du double de la moyenne des autres provinces canadiennes.

  • 1. Wikipédia
  • 2. Dans Marcel Robert, Pour en finir avec la société de l’automobile, CarFree France, 2005, citant worldwatch.org.
  • 3. Le Figaro
  • 4. cairn.info
  • 5. Benoît Lambert, Cyclopolis, ville nouvelle : contribution à l’histoire de l’écologie politique, Georg éditeur, 2004, pp. 97-98.
  • 6. Ricardo A. Navarro, Urs Heierli et Victor Beck, Alternativas de transporte en America latina : la bicicleta y los triciclos, co-édition de SKAT, CESTA, CETAL et GATE, 1985, p. xi.
  • 7. Vélo Québec Association, L’État du vélo au Québec en 2005, Vélo Québec Association, 2006, p. 104.