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L’Accès à l’éducation et la possibilité d’améliorer ses performances scolaires

Dans certaines régions du monde, où l’on ne trouve pas de transport en commun ou de transport scolaire, l’accès à un vélo est décisif pour se rendre à l’école. À l’inverse, le vélo permet aussi à des enseignant(e)s de se rendre dans des endroits plus difficiles d’accès. Voilà un autre engrenage du changement…

Dans les pays du Sud, l’accès à un vélo pour les filles et les femmes leur fait gagner du temps en leur permettant d’effectuer leurs tâches plus rapidement et de se rendre à l’école.

Une étude menée en Espagne en 2010 a démontré que les adolescentes qui se déplacent à pied ou à vélo pour aller à l’école obtiennent de meilleures notes. L’étude a été menée auprès de 1 700 élèves de 13 à 18 ans dans cinq villes espagnoles. Parmi les filles, on a constaté de meilleures performances pour celles qui se déplaçaient à pied ou à vélo pour aller à l’école, avec des résultats supérieurs pour celles dont le trajet durait au moins 15 minutes.1 Un argument de plus pour des programmes comme À pied, à vélo, ville active, à vélo organisé par Vélo Québec et qui fait la promotion des transports actifs dans la vie des jeunes.

Pour les filles et les femmes

L’autonomie que le vélo apporte aux filles et aux femmes est importante2. Que ce soit à la fin du XIXe siècle ou à des périodes plus récentes, avec le vélo, des filles et des femmes à travers le monde ont pu acquérir une liberté et une autonomie sur deux roues. Grâce au vélo, elles ont pu sortir de leur isolement, changer leurs habitudes vestimentaires et prendre soin de leur santé tout en découvrant les bases de la mécanique.

Cycloféminisme… la pédale douce

Dans les années 1850, aux États-Unis, on voit apparaître un pantalon bouffant porté par des femmes adeptes du vélo, dont les militantes Amelia Bloomer et Libby Miller.

En 2001, la Cubaine Alina Miranda Busutiel reçut une bicyclette par l’entremise d’un programme de Cyclo Nord-Sud. Son vélo lui a permis d’économiser en n’ayant plus à payer pour prendre les transports en commun.

À l’été 2010, une militante palestinienne pour les droits des femmes, Asmaa Al Ghoul, décide de traverser à vélo une partie de Gaza pour défier les croyances populaires voulant que la place d’une femme n’est pas sur une bicyclette.